The Subtle Art of Not Giving a Fuck : le livre aux 175 « fuck »

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Rédigé par Jessy Martin

Social média manager de la marque HEYME, un peu hyperactif et très créatif. Passionné par le mentorat et l’éducation, j’offre également de mon temps sur la plateforme My Job Glasses afin de permettre aux étudiants de mieux appréhender le métier de Social Média Manager.

« The subtle art of not giving a fuck » est un livre de Mark Manson, auteur du blog éponyme. Mark Manson se plait à « donner des conseils de vie qui ne sont pas à chier » sur son blog et dans ses livres.

Cet ouvrage pourrait-être résumé en une phrase :

True happiness occurs only when you find the problems you enjoy having and enjoy solving

The subtle art of not giving a fuck, p.32

Cela signifie que selon Mark Manson la clé du bonheur résiderait dans notre capacité à identifier les problèmes qui nous importent et que l’on aime résoudre.

Ce que j’aime avec ce livre, c’est qu’il ne va pas tenter de vous endormir avec les habituelles théories pompeuses de développement personnel. Il est simple, concis et étayé d’exemples concrets qui parleront à tous.

Quels sont les préceptes de ce livre ?

1. La recherche du bonheur est vaine

Selon Mark Manson, la recherche du bonheur en tant que telle n’a aucun sens. Il rappelle à juste titre une citation d’Albert Camus :

Vous ne serez jamais heureux si vous continuez à rechercher en quoi consiste le bonheur. Vous ne vivrez jamais si vous recherchez le sens de la vie.

Albert Camus

L’auteur ajoute sa touche d’humour personnelle, caractéristique à l’ensemble du livre en commentant à propos de cette citation : « and i’m pretty sure he wasn’t on LSD at the time ».

Ce sont d’ailleurs l’ensemble de ces commentaires qui rendent « The subtle art of not giving a fuck » si agréable à parcourir. Si les propos de ce livre peuvent s’appréhender avec sérieux, Mark Manson nous les délivrera toujours avec un certain détachement, propre à ce nihilisme qu’il partage avec Camus.

2. Nous ne sommes pas spéciaux

Selon l’auteur, l’un des problèmes majeur de notre époque réside dans la croyance du fait que nous pouvons tous devenir exceptionnels et faire de grandes choses.

Ce qui est bien évidement faux.

En effet, si tout le monde pouvait devenir exceptionnel, alors par définition, plus personne ne le serait.

Mais comme nous passons nos journées à nourrir notre attention d’histoires de personnes extraordinaires, dans le bon comme le mauvais sens du terme, nous continuons de développer notre mal-être.

C’est donc en acceptant notre médiocrité et en arrêtant de nous comparer constamment aux autres que nous pourrons reprendre le contrôle sur nous-même.

C’est un peu comme la vie sans télé pour certains, tout est plus lent et l’on s’ennuie vite. Il se dit que c’est peut-être ça le secret qui sauvera le monde, accepter de s’ennuyer. Pas facile.

Jean Dujardin, 99 francs (2007), écrit par Nicolas & Bruno

3. Inutile de nous comparer aux autres

Pour aborder ce point l’auteur nous raconte plusieurs histoires opposant des personnes heureuses et malheureuses. Comme par exemple celle de Dave Mustaine, le créateur du groupe de heavy-metal « Megadeth ».

Son histoire est très intéressante car elle débute par un frustration forte. Après avoir été viré de son groupe d’origine, Dave Mustaine se promit de créer un nouveau groupe qui deviendrait tellement connu que son ancien groupe regretterait pour toujours de l’avoir viré.

Et en quelques années Megadeth devint extrêmement célèbre et vendit plus de 25 millions d’albums. Le groupe fit le tour du monde en remplissant des salles avec des milliers de fans. Sa rage envers son ancien groupe lui permis de trouver toute l’énergie nécessaire pour atteindre des sommets.

Mais malheureusement pour lui, Dave Mustaine avait été viré du groupe Metallica, qui vendit plus de 180 millions d’albums à travers le monde.

Dave conservera toute sa vie cette rancoeur et ne sera jamais heureux. Malgré le succès manifeste de son groupe Megadeth, il ne réussira jamais à rivaliser avec Metallica.

Avec cette histoire Mark Manson nous rappelle qu’il est important de choisir son échelle de valeurs. Si vous choisissez de vous dire « plus tard je serais aussi riche qu’Elon Musk« , alors vous serez probablement déçu.

4. Nous sommes toujours responsables de nos choix

Bien que ce ne soit pas forcément de votre faute vous en êtes responsable.

Prenons un exemple concret : vous vous réveillez un jour et à votre porte se trouve un nouveau né. Pas votre faute, mais votre responsabilité. En effet vous pouvez choisir de le garder, de l’ignorer ou de le donner à manger à un pit bull. Mais il y aura toujours de nouveaux problèmes associés à votre choix et vous en serez responsables. (cet exemple est tiré du livre, je n’ai encore jamais pensé à donner du bébé à un pit bull, promis).

D’autres exemples sont développés dans le livre, comme celui de la rupture. Lors d’une rupture amoureuse vous pouvez choisir de vous morfondre, de pleurnicher, de tomber dans l’alcool et d’envoyer des messages à votre ex à 4h du matin en pensant que la situation se règlera de cette façon.

Ou alors vous pouvez choisir d’utiliser cette expérience douloureuse pour vous relever, vous imposer de nouveaux objectifs et changer votre vie.

Vous êtes toujours responsable de la façon dont vous réagissez aux évènements, même s’ils ne se produisent pas par votre faute. Rester sur place ou vous lever et agir, à vous de choisir.

5. L’échec est la clé du succès

L’amélioration continue est possible grâce à l’accumulation d’une multitudes de petits échecs.

Si quelqu’un est meilleur que vous à quelque chose, c’est uniquement parce qu’il a essayé et échoué plus souvent que vous par le passé. Repensez au moment où vous avez du apprendre à faire du vélo ou à nager. Il vous aura fallu persévérer et souffrir avant de pouvoir réussir.

Et c’est d’ailleurs tout l’objet de « The subtle art of not giving a fuck ». Pour réussir et être heureux il faut être prêt à souffrir. Le tout reste de savoir pourquoi nous souhaitons souffrir.

Un sportif de haut niveau prendra du plaisir à s’entrainer des dizaines d’heures par semaine, où il souffrira intensément pour parvenir sur les podiums. Avant de devenir célèbre, un musicien devra s’entrainer sans relâche et parfois jusqu’à l’épuisement.

Le tout selon Mark Manson, c’est d’essayer et surtout de rester dans l’action.

« The subtle art of not giving a fuck » : pourquoi vous l’aimerez

« The subtle art of not giving a fuck » s’inscrit dans ces lectures qui vous feront du bien et vous apprendront à relativiser. Loin de vous inciter à l’indifférence il vous poussera au contraire à prendre votre vie en main en réfléchissant à contre-courant.

Si l’auteur semble avare de citations, il introduit tout de même Albert Camus au début de son ouvrage. Loin d’être une simple coïncidence cette référence nous confirme le caractère nihiliste de cette réflexion sur la vie. En rejetant lui aussi cette « dictature » du bonheur qui semble nous être imposée aujourd’hui, Mark Manson nous invite à mener une réflexion plus profonde sur nos propres valeurs.

Et c’est bien là tout le propos de sa réflexion : en choisissant notre socle de valeurs nous pouvons choisir d’être ou de ne pas être heureux. Afin d’illustrer cette idée, plusieurs exemples originaux sont proposés au fil des chapitres. En nous faisant voyager dans la vie de personnalités célèbres, Mark Manson nous permet de mettre en perspective certains aspects de notre propre vie tout en nous cultivant.

En adoptant la méthode de « The subtle art of not giving a fuck » nous pouvons selon l’auteur devenir capables de réaliser non pas de grandes choses, mais des choses qui comptent vraiment pour nous.

Je terminerais en vous citant un extrait que j’ai particulièrement apprécié dans ce livre :

Our brains are meaning machines. What we understand as « meaning » is generated by the associations our brain makes between two or more experiences. We press a button, then we see a light go on; we assume the button caused the light go on. This, at its core, is the basis of meaning. Button, light; light, button.


[…]

But there are two problems.First, the brain is imperfect.We mistake things we see and hear. We forget things or misinterpret events quite easily.
Second, once we create meaning for ourselves, our brains are designed to hold on to that meaning. We are biased toward the meaning our mind has made, and we don’t want to let go of it. Even if we see evidence that contradicts the meaning we created, we often ignore it and keep on believing anyway.

The subtle art of not giving a fuck, p.122-123

Alors si vous souhaitez vous détendre en prenant du recul sur notre vie contemporaine si agitée et vous remettre en question tout en légèreté, je vous invite à vous procurer ce livre sans plus attendre.

À part lire des livres qui contiennent trop souvent le mot « fuck », je suis également social média manager, alors si vous avez besoin de conseils ou d’accompagnement sur les réseaux sociaux et en marketing digital, contactez-moi !

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